mardi 30 décembre 2008
1924 : Ottavio Bottecchia, le maçon du Frioul
1923 : Henri Pélissier, enfin la France
dimanche 28 décembre 2008
Q 65 Revolution (1966)
Gregory ISAACS Cool Ruler (1978)
dimanche 21 décembre 2008
1922 : Firmin Lambot, le doublé
samedi 13 décembre 2008
HARMONIA Deluxe (1975)
1921 : Léon Scieur, la Locomotive de Namur
vendredi 12 décembre 2008
THE CREATION We Are Paintermen (1967)
mercredi 10 décembre 2008
1920 : Philippe Thys, le triplé
mardi 9 décembre 2008
MAGAZINE Real Life (1978)
Ils sont légion les groupes à n'avoir pas mis tous les atouts de leur côté pour rencontrer le grand public, dans la grande déchetterie de l'histoire du rock. Mais, eux, je me demande s'ils ne décrochent pas le pompon. Nom de groupe nul à traire (Magazine, et pourquoi pas Téléphone ou Television tant qu'on y est ?), pochettes invariablement immondes probablement conçues par un CAT de la banlieue de Manchester (très proches de mes oeuvres de 6ème réalisées sous la houlette de Mr Pierru) et casting à faire passer les Freaks de Tod Browning pour des produits de l'agence Elite. En guise de frontman, une sorte de mutant, fruit de l'accouplement illégitime entre Michel Houellebecq et le mime Marceau ; à la batterie un sosie de Yohan Demont sous-alimenté et/ou silicosé ; à la basse un clone d'Harlem Désir période Touche Pas à Mon Pote (sa meilleure période, ceci dit) ; le beau gosse du groupe étant condamné à jouer de l'instrument le plus inutile du monde, juste derrière le tuba : le saxophone. Bref, en 1978 comme aujourd'hui, on ne vient pas à Magazine sur un coup de foudre. On y vient pour son leader, Howard Devoto (nom sur la carte vitale : Howard Trafford), fondateur des merveilleux Buzzcocks, auteur du mythique EP "Spiral Scratch" et des bombes à neutrons que sont "Boredom", "Breakdown" et "Fast Cars". A son look de médecin légiste slovène, Devoto ajoute une totale absence de flair comme de volonté. Il quitte donc ses petits camarades Buzzcocks en mars 1977, dans le but de reprendre de brillantes études qu'il abandonne bien évidemment en septembre de la même année pour fonder la bête en question : Magazine. Devoto, qui est déjà un vieillard en 1978 à l'aune des standards du punk (26 ans) est aussi un homme très cultivé, qui en plus d'avoir lu tout Dostoïevski et A La Recherche du Temps Perdu (les personnes ayant lu deux pages de Proust apprécieront la performance) maîtrise aussi son Petit Stooges illustré. "Anyone interessed in the Velvet Underground, please contact me", telle était la petite annonce placée par Devoto au mur de son collège, annonce à l'initiative de sa rencontre avec Pete Shelley. Voila qui vous classe un homme. Magazine ne ressemble pas du tout aux Buzzcocks, à l'exception des deux chefs d'oeuvre "Shot By Both Sides" et "The Light Pours Out Of Me", co-écrits par Shelley. Difficile à décrire, ce groupe qui arrive à me faire aimer les claviers et le saxo. Souvent comparé à Roxy Music - ce qui est censé être un compliment, mais moi désolé Roxy Music, ça me reste toujours un peu sur le bide, Brian Eno ou pas - en raison de la présence de l'ignoble instrument sus-cité, l'album a paraît-il eu une influence traumatisante sur Joy Division (là, c'est franchement un compliment). Bon, bref, c'est un album génial, mon album de new wave préféré (en incluant PIL, Wire et XTC), c'est un peu comme le welsch complet / frites, le pot'je vleesch ou la clope, ça a l'air dégueu mais dès qu'on met le nez dedans on s'en sort plus. Si, il y a un truc évident quand même : Devoto, outre sa voix mi-torturée mi-constipée, avait aussi un sens inné de la formule, des slogans pour T-shirts à chaque phrase. Petit florilège, comme dirait Patrick Sébastien : "parfois j'oublie que je suis censé t'aimer", "tu m'aimes parce que tu as peur", "regarde ce que la peur a fait à mon corps", "tu peux te toucher quand tu le souhaites" ou encore le délicieux "je te droguerai et te baiserai sur le permafrost"...Pitié, n'en jetez plus...Mon ordinateur étant un import soviétique, je n'ai pas le son mais la vision de la vidéo ci-dessus n'appelle qu'un seul constat : Devoto fait très très peur.
dimanche 7 décembre 2008
BUZZCOCKS Singles Going Steady (1980)
La Terre entière maintenant connaît les Buzzcocks, canonisés à juste titre (posthume) pour l'ensemble de leur oeuvre fulgurante. A quoi donc peut bien servir de parler d'un disque que tous les gens dignes d'intérêt, sans exception aucune, connaissent par c(h)oeur ? Comme à la femme de sa vie, de lui rappeler combien on l'aime et tout ce qu'on lui doit, et que toutes ces infidélités au final n'aménent qu'un seul constat : elle seule compte. Les Buzzcocks, des petits hommes simples du Nord, habillés comme des Deschiens mais plus lettrés que Bernard Pivot et Jean d'Ormesson réunis. Quand d'aucuns chantaient l'anarchie et la haine, eux ne juraient que par l'autonomie et l'amour. Pas de provocation, pas de look, pas de scandale, juste des paroles tristes à pleurer jouées sur un rythme enjoué. Une vraie musique d'adolescence faite par des adolescents avec des préoccupations d'adolescents, à destination des adolescents d'alors et des adultes d'aujourd'hui. Bien plus rock'n roll en ce sens que les Sex Pistols et Clash, dont les hymnes pseudo politiques ne peuvent aujourd'hui que faire rire ou rougir. Amour, sexe, ennui, les trois seules préoccupations des Buzzcocks. Rien à foutre des Etats-Unis, de la guerre froide, des Sandinistes ou des congés payés. A un journaliste qui l'interrogeait sur les chiffres terribles du chômage à Manchester, Diggle répondait d'un air sévère et inspiré : "Oh, je trouve ça formidable". Et puis la musique...Sur cette compile, sont réunis les singles sortis entre 1977 et 1979. Citons les tous : "Orgasm Addict", "What Do I Get ?", "I Don't Mind", "Love You More", "Ever Fallen In Love ?", "Promises", Everybody's Happy Nowadays", "Harmony In My Head", "Whatever Happened To ?", "Oh Shit !", "Autonomy", "Noise Annoys", "Just Lust", "Lipstick", "Why Can't I Touch It ?", "Something's Gone Wrong Again". Une vraie machine à tubes, sortis à un rythme plus éffréné encore que les pépites sixties des Beatles ou des Kinks, en parallèle des trois albums fabuleux enregistrés en 1 an et demi. "Nous avions conscience de jouer deux fois plus vite que quiconque", et c'est vrai qu'aucun groupe punk de l'époque ne soutient la comparaison, surtout pas les Clash et leur rockab'/ragga de ducasse. Comme du jour de l'assassinat de Kennedy ou des attentats du 11 septembre, on se rappelle de ce qu'on faisait le jour où l'on a découvert "Fast Cars", "Boredom" ou "Nostalgia" (moi, par exemple, je faisais un baby foot avec Arnaud Davenne, Thibaut Petit et Bobby Tomczak au Renouveau de Montreuil-sur-mer). Le groupe qui le premier (le seul ?) a su concilier hargne, vitesse et mélodie. Avec des pochettes toujours classieuses, véritables petites oeuvres d'art réalisées avec trois francs six sous. Victime des problèmes d'héroïne de Pete Shelley, le groupe se séparera en 1981, avant de renaître régulièrement dans les années 90, sans John Maher le batteur surdoué, qui se consacre désormais définitivement à sa passion de toujours : le tuning sur Volkswagen (http://www.johnmaherracing.co.uk/). Une soixantaine de chansons pour l'éternité, Tables de la Loi de la powerpop, compagnons de notre quotidien morose ou joyeux, sur laquelle les Smiths feront une carrière complète.
lundi 24 novembre 2008
DAZZLING KILLMEN Dig Out the Switch (1992)
samedi 22 novembre 2008
1919 : Firmin Lambot, l'attentiste
La guerre a été longue, c'est entendu, mais je ne vais tout de même pas attendre mes 40 ans pour vous parler du Tour 1919. Un tour disputé dans un paysage d'apocalypse, sur des routes d'ordinaire déjà fort approximatives, mais désormais défoncées par les obus boches, à faire passer la Chaussée Brunehaut pour l'Autoroute du Soleil. C'est un petit contingent de coureurs hors de forme (ils avaient curieusement d'autres préoccupations que la bicyclette entre 1914 et 1918) qui s'élance de Paris : 68 surhommes, bientôt plus que 42 à l'issue d'une première étape disons euh...caillouteuse. Un Tour où l'on découvre un duo de frangins détestés de tout le peloton pour leur arrogance et leur classe : les Pélissier. L'aîné, Henri, futur vainqueur du Tour 1923, vaut le détour. Considéré comme un rebelle, perpétuellement en guerre avec les organisateurs, prenant un plaisir assumé à provoquer verbalement ses rivaux, l'homme est rapidement victime d'une coalition, qui n'hésite pas à l'attaquer même (et surtout) quand il pisse au bord de la route. Un pur branleur, qui s'arrête boire sa bière bien tranquillement dans un café, à 5 kms de l'arrivée de la quatrième étape, avant d'abandonner le lendemain sur ces mots célèbres : "le Tour est un truc de mercenaires, les Pélissier sont des hommes libres" ou encore "c'est un Tour de chevaux de trait, je suis un pur-sang". Classe. Au quotidien, l'homme n'était pas simple non plus, et la fin de sa (courte) vie fait penser à celle de René Pottier voire Sid Vicious. Sa première femme, Léonie, décide de jeter l'éponge en 1933 en se tirant une balle dans la tête. Riton ne tarde pas à retrouver chaussure à son pied en la personne de la charmante Camille Tharault, de vingt ans sa cadette, tant qu'à faire...Mais à force de se faire taillader le visage au couteau, celle-ci commence à perdre un peu les pédales - si je puis dire - et le 1er mai 1935, elle bute Pélissier, de six coups de revolver, pour être bien sûre qu'il y reste. Brrrrrrr. Bon, pour le reste, 1919, c'est la création du Maillot Jaune, créé lors de l'étape Grenoble-Genève, et porté pour la première fois et pour l'éternité par Eugène Christophe, unanimement considéré comme le coureur le plus malheureux de l'Histoire du Tour, loin devant Poulidor. Tellement malchanceux encore que le magazine L'Auto lancera pour lui une souscription à l'issue du Tour. Ils seront 11 coureurs à boucler cette boucherie de 5560 kilomètres, dont la dantesque Metz-Dunkerque, avant-dernière étape de 468 kms, remportée par le vainqueur après 21 heures de course et fatale à Cri-Cri le Vieux Gaulois. Un Tour que j'aurais peut-être pu gagner au vu de sa moyenne (24 km/h, le plus lent de toute l'Histoire), si seulement j'avais eu la chance de naître à la fin du XIXème siècle. Mais c'est bien connu le Tour est une épreuve qui se joue à 11 et où les Belges finissent toujours par gagner. Et Lambot, à force de lambiner finit par l'emporter.
THE RED CRAYOLA The Parable Of Arable Land (1967)
vendredi 21 novembre 2008
Critique de la faculté de tacler
jeudi 20 novembre 2008
1914 : Philippe Thys, le doublé avant la boucherie
mercredi 19 novembre 2008
1913 : Philippe Thys, le basset

THE PASTELS Up For A Bit With The Pastels (1987)
jeudi 18 septembre 2008
Le Top 10 des chansons qui parlent de Vélo
1) LUDWIG VON 88 - Louison Bobet For Ever (1987)
2) PINK FLOYD - Bike (1967)
3) LES THUGS - Biking (1993)
4) Yves MONTAND - A Bicyclette (1969)
5) TOMORROW - My White Bicycle (1967)
6) Alain BASHUNG - L'Arrivée du Tour (1986)
7) KRAFTWERK - Tour de France (1983)
8) LES GARCONS BOUCHERS - Prends Tout Même Le Vélo (1995)
9) Fernand RAYNAUD - Moi Mon Papa Il A Un Vélo (?)
10) LES WAMPAS - J'Ai Avalé Une Mouche (2006)
On me souffle que Bénabar a fait une chanson (?) qui s'appelle "Vélo". Mais même sous la torture, je préfére écouter l'intégrale de Bourvil, puis celle de Queen, qu'une seule chanson de Bénabar (ce nom, sans déconner...).
mercredi 17 septembre 2008
1912 : Odile Defraye, le premier Belge

1911 : Gustave Garrigou le Canigou

mardi 16 septembre 2008
Réintroduisons massivement l'Adolphe en France

On le sait, la Seconde Guerre Mondiale a fait de gros dégâts. Bien sûr les terribles pertes humaines et matérielles, l'introduction du Coca Cola et des cigarettes américaines dans notre beau pays, mais aussi la disparition quasi totale de certains prénoms jusqu'alors perçus comme tout à fait charmants. Vous me voyez venir...? Et oui, avez-vous seulement cotoyé ne serait-ce qu'une seule fois dans votre vie, à l'école ou au boulot, un petit camarade répondant au doux prénom d'Adolphe ? Ah ah ?!? On fait moins les malins. Et pourtant, que de grands hommes : Adolphe Thiers, Adolphe Sax (l'inventeur du saxophone), Adolphe Pinard (l'inventeur du pinard). Bon et bien moi, je vais vous la dire, la vérité : depuis 1946, le prénom Adolphe a été donné 376 fois par autant de familles courageuses (soit deux fois moins que pour la seule année 1908, par exemple). Mieux encore, seulement 200 petits Adolphe depuis 1950, 12 malheureux petits Adolphe depuis 1995 !!! On dit même qu'ils ne seraient plus que 300 actuellement en vie sur notre territoire, bientôt plus rares encore que l'ours Pyrénéen et le gypaète barbu ! Alors, futurs parents, qui vous creusez la tête pour donner un prénom original à votre progéniture, ne cherchez pas plus loin. C'est tout de même plus joli que Kevin ou Reginald...Ah oui au fait, mon grand-père s'appelait Adolphe.
lundi 15 septembre 2008
Cyril ROOL - Dieu est arrière gauche

Une interview au contenu sans grand intérêt de notre boucher préféré. Juste pour le plaisir de réécouter cet accent, et surtout, surtout, de revoir ce regard de branleur. J'en profite pour remettre certaines choses au point, nous avons en effet lu ces derniers temps beaucoup trop d'approximations au sujet de ses statistiques. Cyril a récolté depuis ses débuts en Ligue 1 22 cartons rouges et 148 cartons jaunes, ce qui en fait le recordman absolu dans l'histoire du foot français et accessoirement l'une des causes majeures du trou de la Sécu. Dommage qu'il ait un peu ralenti le rythme ces dernières années. Son 22ème rouge est arrivé ce weekend après près d'un an d'attente, point de tacle à la jugulaire ni de pied dans l'arcade malheureusement, juste une contestation un peu véhémente auprès de cette tantouze de Mr Cailleux (voir photo). Allez, Cyril, t'as que 33 ans, tu as encore de belles fractures devant toi !
"Quand je vais jouer à Guingamp, je m'emmerde." (Cyril Rool)
SIOUXSIE & THE BANSHEES Once Upon A Time - The Singles

jeudi 31 juillet 2008
KAS PRODUCT Try Out (1982)
lundi 28 juillet 2008
1910 : Octave Lapize, "le Frisé"
THE BOBBY FULLER FOUR I Fought The Law (1966)

dimanche 27 juillet 2008
1909 : François FABER, premier étranger vainqueur du Tour
MINOR THREAT Minor Threat (1981)

C'est toujours la même histoire quand la chaleur estivale est de retour. Soudain j'ai envie de manger du melon et de la tomate mozzarella, de boire du panaché, de re-re-arrêter de fumer, de faire 150 bornes à vélo par jour et de regarder tranquillement Les Sous-Doués en famille. Comme une curieuse envie de choses saines, quoi. Et du coup, fort logiquement, ça me donne aussi envie d'écouter du straight edge (ou straight fucking edge, comme le disent les puristes). Et comme il vaut toujours mieux s'adresser à Dieu qu'à ses Saints, on ressort les Tables de la Loi : le Minor Threat (pour les personnes de bon goût ayant choisi allemand première langue, j'informe que l'on prononce "maïnor swét"). C'est donc sur cet album ultra-violent (je défie qui que ce soit d'écouter "Seeing Red" ou "Bottled Violence", sans être en proie à des envies immédiates de meutre) mais très très écoutable, pour ne pas dire mélodique, que figure l'hymne "Straight Edge" ("I'm a person just like you but I've got better things to do than sit around and fuck my head") et sa petite soeur encore plus explicite "Out of Step" ("I don't smoke, I don't drink, I don't fuck, at least I can fucking think"). Bon, on peut trouver ce mode de vie ascétique, ridicule et excessif (deux adjectifs au demeurant tout à fait positifs), n'empêche que ça nous change un peu du rock'n roll way of life habituel, Jack Daniel's, groupies camées et grosses panses à bière. Et puis, Ian McKaye, quel homme tout de même...Non content de vendre ses disques moins cher qu'un américain merguez de chez Christine, celui-ci s'est encore fait remarquer récemment par son intégrité. Nike ayant copié pour une de ses campagnes américaines la pochette de ce premier album incandescent (vraiment, le mot est faible), Mr McKaye fit savoir par voie de presse qu'il s'insurgeait de voir son nom associé à cette multinationale. Nike, bien sûr, proposa des dollars, que McKaye leur proposa de se carrer dans le fion. "Non, non, donnez-nous des ballons de foot, ça ira, et vous irez vous-mêmes les distribuer aux gamins de toutes les écoles de Washington. Bien sûr, vous détruisez toutes les affiches que vous avez faites". La classe.
lundi 21 juillet 2008
1908: Lucien Petit-Breton, le doublé

MARKUS !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
"C'est bien beau les Sudistes qui boivent du Ricard, mais nous on a un syphon qui balle une pinte de 50cl en 4"39" (Guillaume Destombes)
Dont acte. Re-voici donc pour le plaisir des yeux, l'un des plus grands exploits sportifs de ces 10 dernières années. 2 ans déjà...
dimanche 20 juillet 2008
JOHNNY THUNDERS Hurt Me (1983)

X-MAL DEUTSCHLAND Fetisch (1983)
1907 : Lucien Petit-Breton, l"Argentin"

