lundi 28 juillet 2008

1910 : Octave Lapize, "le Frisé"


"Vous êtes des criminels ! On ne demande pas à des hommes de faire un effort pareil." C'est aussi pour cette phrase de légende que Lapize est resté célèbre. Phrase prononcée pendant la démentielle étape Luchon-Bayonne qui voyait les coureurs découvrir pour la première fois les Pyrénées. Et comme à l'époque on ne faisait pas les choses à moitié, les organisateurs ont jugé que pour découvrir ce massif montagneux, il ne fallait pas moins de 326 kms, en enchaînant les cols de Peyresourde, d'Aspin, du Tourmalet et de l'Aubisque. 14 heures sur le vélo pour le vainqueur, Lapize donc, 22 heures (!) pour le dernier classé. Une étape de malades, considérée comme l'une des plus dures de l'Histoire du Tour, où certains coureurs, fourches cassées, feront la descente de nuit avec le vélo sous le bras. Pour l'anecdote, il faut néanmoins retenir que le premier coureur à avoir escaladé le Tourmalet sans mettre pied à terre est Garrigou, cette même année. Le bon vieux Octave se distingue des précédents vainqueurs par l'absence de moustache, ce qui ne peut que le grandir, même si je lis ici ou là que cette petite pousse de poils juchée sur notre lèvre supérieure serait en train de dangereusement revenir à la mode. Au secours. Triple vainqueur de Paris-Roubaix (1909, 1910, 1911), Lapize n'allait pas faire de vieux os. Il périt, lui aussi, durant la Première Guerre Mondiale lors d'un combat aérien avec un avion allemand. Petit-Breton, Faber, Lapize : 3 vainqueurs du tour morts pendant la Grande Guerre. Ah oui, j'oubliais une anecdote sympa : ce Tour est aussi le premier à faire une victime, Hélière. Ironie du sort, son coeur lâche pendant la journée de repos, à Nice. Ces gens n'étaient décidément pas faits pour le repos.

1 commentaire:

la gosse a dit…

c'est vrai que c'est pas sastre ou evans qui irait se faire exploser en irak

GARAGE, SWEET GARAGE

Encore des affreux garagistes...