CRASS... Groupe mythique à plus d'un titre, mais dont peux d'entre nous peuvent se targuer d'avoir réussi à écouter un de leurs albums en entier. Si un adjectif devait résumer ce collectif anglais, plus reconnu pour son attitude que pour son apport musical, ce serait : couillu. Crass refusait à ses débuts d'être payé pour jouer, puis acceptait une misère dans le but de "rendre la musique au peuple", ce que Fugazi ferait bien plus tard. Crass ne pouvait supporter d'être distribué par une maison de disque "normale", major ou indépendante : Crass sortit donc ses disques sur son propre label, Crass Records. Crass ne pouvait pas blairer Thatcher, ils furent les seuls à l'avoir attaquée frontalement, dans leur 45T "How Does It Feel To Be The Mother Of A Thousand Dead ?", véritable bombe qui fit véritablement chanceler Miss Maggie, à tel point que le sujet fut abordé à la Chambre des Communes anglaise, équivalent de notre Parlement. Les Crasseux ne respectaient rien et surtout pas les autres punks, Clash en tête, traîné dans la boue tout au long du fameux "Banned From The Roxy". Ils n'étaient pas non plus des rednecks, et refusaient l'alcool et le cannabis, créant une forme de mouvement straightedge anglais, bien évidemment très peu suivi dans un pays où la beuverie est érigée au rang d'art majeur (quel grand peuple, décidément, ces Brittons...). Toutes les références des disques de Crass se terminent par 1984, marquant un compte à rebours jusqu'à cette année fatidique, à laquelle ils avaient depuis 1978 décidés de se séparer. Et puis, bien sûr, il y a le graphisme CRASS, pompé par une quantité de groupes punks. Auto-affublés de noms ridicules (Joy de Vivre, Steve Ignorant, Penny Rimbaud, Eve Libertine...), ces gens faisaient quand même globalement une musique insupportable (attention, en réunion il convient de soutenir que CRASS, c'est absolument génial et qu'il faut vraiment être un sale connard pour ne pas apprécier cette musique d'avant-garde totalement inspirée), ce premier album, où figurent quelques tubes (hi, hi), faisant figure d'exception dans leur carrière. Néanmoins, il convient bien évidemment de tous les avoir, ne serait-ce que pour effrayer quelque collègue de passage dans votre appartement (conseil : mettre bien en évidence sur votre cheminée ou sur votre plus belle étagère "Penis Envy" et "Christ : The Album" - effet garanti) ou votre vieille mémé particulièrement collante ce jour. Vivant en communauté reclus dans sa ferme de l'Essex, Crass n'aura pas apporté que des bonnes choses à cette planète : les crusts, les punks à chiens, ces insultes permanentes au bon goût vestimentaire et à l'hygiène corporelle, c'est un peu eux, aussi. Dernière curiosité : Crass tirait ce nom génial de la chanson de David Bowie "Ziggy Stardust" ("The kids were just crass").
samedi 19 juillet 2008
CRASS The Feeding of The 5000 (1978)
CRASS... Groupe mythique à plus d'un titre, mais dont peux d'entre nous peuvent se targuer d'avoir réussi à écouter un de leurs albums en entier. Si un adjectif devait résumer ce collectif anglais, plus reconnu pour son attitude que pour son apport musical, ce serait : couillu. Crass refusait à ses débuts d'être payé pour jouer, puis acceptait une misère dans le but de "rendre la musique au peuple", ce que Fugazi ferait bien plus tard. Crass ne pouvait supporter d'être distribué par une maison de disque "normale", major ou indépendante : Crass sortit donc ses disques sur son propre label, Crass Records. Crass ne pouvait pas blairer Thatcher, ils furent les seuls à l'avoir attaquée frontalement, dans leur 45T "How Does It Feel To Be The Mother Of A Thousand Dead ?", véritable bombe qui fit véritablement chanceler Miss Maggie, à tel point que le sujet fut abordé à la Chambre des Communes anglaise, équivalent de notre Parlement. Les Crasseux ne respectaient rien et surtout pas les autres punks, Clash en tête, traîné dans la boue tout au long du fameux "Banned From The Roxy". Ils n'étaient pas non plus des rednecks, et refusaient l'alcool et le cannabis, créant une forme de mouvement straightedge anglais, bien évidemment très peu suivi dans un pays où la beuverie est érigée au rang d'art majeur (quel grand peuple, décidément, ces Brittons...). Toutes les références des disques de Crass se terminent par 1984, marquant un compte à rebours jusqu'à cette année fatidique, à laquelle ils avaient depuis 1978 décidés de se séparer. Et puis, bien sûr, il y a le graphisme CRASS, pompé par une quantité de groupes punks. Auto-affublés de noms ridicules (Joy de Vivre, Steve Ignorant, Penny Rimbaud, Eve Libertine...), ces gens faisaient quand même globalement une musique insupportable (attention, en réunion il convient de soutenir que CRASS, c'est absolument génial et qu'il faut vraiment être un sale connard pour ne pas apprécier cette musique d'avant-garde totalement inspirée), ce premier album, où figurent quelques tubes (hi, hi), faisant figure d'exception dans leur carrière. Néanmoins, il convient bien évidemment de tous les avoir, ne serait-ce que pour effrayer quelque collègue de passage dans votre appartement (conseil : mettre bien en évidence sur votre cheminée ou sur votre plus belle étagère "Penis Envy" et "Christ : The Album" - effet garanti) ou votre vieille mémé particulièrement collante ce jour. Vivant en communauté reclus dans sa ferme de l'Essex, Crass n'aura pas apporté que des bonnes choses à cette planète : les crusts, les punks à chiens, ces insultes permanentes au bon goût vestimentaire et à l'hygiène corporelle, c'est un peu eux, aussi. Dernière curiosité : Crass tirait ce nom génial de la chanson de David Bowie "Ziggy Stardust" ("The kids were just crass").
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GARAGE, SWEET GARAGE
Encore des affreux garagistes...
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