lundi 21 juillet 2008

1908: Lucien Petit-Breton, le doublé


Pas grand chose à dire sur ce Tour 1908, je n'arrive décidément pas à accrocher au personnage Petit-Breton, décrit partout comme un coureur régulier, intelligent, méticuleux et polyvalent, c'est-à-dire la plus belle somme de qualificatifs rabat-joie jamais vue dans une phrase de langue française. Une sorte de coureur moderne avant l'heure, que ce Petit-Breton. Parfait gestionnaire, il annonce au soir de sa victoire que ce sera son dernier Tour et qu'il se consacrera désormais à son commerce de province, à l'instar du Sergent Chef Chaudard de la Septième Compagnie. Comme Greg Lemond, il couchait lui aussi avec son vélo, de peur qu'on lui fasse bobo pendant la nuit. Tellement avant-gardiste qu'il est déja soupçonné de dopage : "On a dit que je devais mes victoires à la drogue. Permettez moi de démentir ce bruit absurde", déclare-t-il à L'Auto. "L'Argentin", comme on le surnommait en raison de son passé de groom à Buenos-Aires, profitera néanmoins moins longtemps de son commerce que Pierre Mondy de sa quincaillerie de Vesoul : il périt tragiquement sur le front en 1917 des suites d'une collision entre son automobile et un cheval. Ce jour-là, l'aurait mieux fait de prendre son vélo.

2 commentaires:

Antoine a dit…

Petit-Breton ressembleun peu au voisin de vincent , non ?

The Pink Pig a dit…

Tout à fait ! Tu ne crois pas si bien dire : Jean-Emile Lemaire a lui aussi été groom dans un hôtel de Buenos Aires. Comme quoi, le monde est petit.

GARAGE, SWEET GARAGE

Encore des affreux garagistes...