Tout le monde ici connaît l'histoire de Darby Crash, non ? Je vous la raconte quand même. Sorte de Sid Vicious californien, en plus autodestructeur (si,si, c'est possible), l'animal eut rapidement l'intention de mettre fin à ses jours laborieux. Convaincu qu'il vaut mieux être une légende morte qu'un vivant anonyme, ce qui tout bien réfléchi n'est pas si idiot, il décida donc de programmer son suicide et en avertit les journaux locaux. L'homme étant du genre à tenir ses engagements, il périt donc d'overdose le 7 décembre 1980, à l'âge canonique de 22 ans. Darby allait donc devenir une star. Mais non, un débile mental eut l'idée géniale de flinguer John Lennon le même jour, ce qui on s'en doute, fit passer la mort de Darby au second plan. Il rejoignait ainsi au paradis des losers son frère ainé, lui aussi mort d'overdose, non programmée celle-ci. Les autres Germs n'étaient pas des baltringues non plus : Pat Smear, le futur Nirvana, en fut le guitariste, et on pourrait ainsi facilement établir le raccourci qu'il est mauvais pour un chanteur d'avoir Pat Smear à ses côtés...Musicalement, si l'on peut dire, les Microbes proposent du punk ultra sauvage (je n'ai pas dit du hardcore, nous sommes en 1979 mes roudoudous), braillé par un chanteur surexcité, vomissant des textes incompréhensibles y compris par les anglophiles accomplis. Génial, quoi. "Media Blitz", "Let's Pretend", "Communist Eyes", "Lexicon Devil" et surtout "Forming" sont des classiques impérissables du punk US. Pour les trisomiques appréciant les disques live pendant lesquels le chanteur passe la moitié de son temps à insulter le public, je recommande également vivement le "Live at the Whisky". Je rembourse les éventuels déçus.
"We must bleed we must bleed we must bleed" (We Must Bleed, Germs)
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