dimanche 27 juillet 2008

MINOR THREAT Minor Threat (1981)




C'est toujours la même histoire quand la chaleur estivale est de retour. Soudain j'ai envie de manger du melon et de la tomate mozzarella, de boire du panaché, de re-re-arrêter de fumer, de faire 150 bornes à vélo par jour et de regarder tranquillement Les Sous-Doués en famille. Comme une curieuse envie de choses saines, quoi. Et du coup, fort logiquement, ça me donne aussi envie d'écouter du straight edge (ou straight fucking edge, comme le disent les puristes). Et comme il vaut toujours mieux s'adresser à Dieu qu'à ses Saints, on ressort les Tables de la Loi : le Minor Threat (pour les personnes de bon goût ayant choisi allemand première langue, j'informe que l'on prononce "maïnor swét"). C'est donc sur cet album ultra-violent (je défie qui que ce soit d'écouter "Seeing Red" ou "Bottled Violence", sans être en proie à des envies immédiates de meutre) mais très très écoutable, pour ne pas dire mélodique, que figure l'hymne "Straight Edge" ("I'm a person just like you but I've got better things to do than sit around and fuck my head") et sa petite soeur encore plus explicite "Out of Step" ("I don't smoke, I don't drink, I don't fuck, at least I can fucking think"). Bon, on peut trouver ce mode de vie ascétique, ridicule et excessif (deux adjectifs au demeurant tout à fait positifs), n'empêche que ça nous change un peu du rock'n roll way of life habituel, Jack Daniel's, groupies camées et grosses panses à bière. Et puis, Ian McKaye, quel homme tout de même...Non content de vendre ses disques moins cher qu'un américain merguez de chez Christine, celui-ci s'est encore fait remarquer récemment par son intégrité. Nike ayant copié pour une de ses campagnes américaines la pochette de ce premier album incandescent (vraiment, le mot est faible), Mr McKaye fit savoir par voie de presse qu'il s'insurgeait de voir son nom associé à cette multinationale. Nike, bien sûr, proposa des dollars, que McKaye leur proposa de se carrer dans le fion. "Non, non, donnez-nous des ballons de foot, ça ira, et vous irez vous-mêmes les distribuer aux gamins de toutes les écoles de Washington. Bien sûr, vous détruisez toutes les affiches que vous avez faites". La classe.

2 commentaires:

ChPère a dit…

Pas de mention de Fugazi dans ta chronique du côté hardcore de McKaye, j'ose espérer que tu nous prépares quelquechose sur ce combo hors des clous ?

The Pink Pig a dit…

Oui, oui, FUGAZI n'y coupera pas ("Repeater", probablement) !

GARAGE, SWEET GARAGE

Encore des affreux garagistes...