samedi 12 juillet 2008

LES CORONADOS N'Importe Quoi (1982)


Bon, nous sommes d'accord : le rock français, c'est comme le cinéma allemand ou la gastronomie anglaise. Une hérésie. A t-on idée de chanter le flamenco en serbo-croate ? L'opéra en portugais ? Mais, voila, de temps en temps, en fouillant sous la vase, on découvre une ou deux pépites. Et même, parfois un chef d'oeuvre absolu. Le grand, grand truc des Coronados, c'était la voix du chanteur : un peu comme si Johnny Rotten ou Liam Gallagher essayaient de prendre des intonations à la Daniel Darc. Un mélange d'agressivité et de dandysme très étrange et assez unique. La musique ? Du garage, pur et dur. En somme, les Coronados, c'était les Dogs en mille fois mieux, ce qui n'est pas peu dire. Les Coronados, aussi, n'étaient pas des blaireaux, ils s'étaient rencontrés en Maths Sup, moi j'aime assez les gens qui ont fait des études. Didier Wampas, qui lui aussi est un homme hautement respectable, ne rate jamais une occasion de rappeler à qui veut bien l'entendre qu'il s'est mis au rock'n roll après avoir vu un concert dantesque des Coronados, qui sur scène étaient parait-il d'une sauvagerie inégalée. Mais aucune trace, même sur youtube, de leurs exploits. Par contre, mon épouse me signale que leurs deux albums ont été réédités en CD, accompagnés des mythiques premiers 45T. Comment ça c'est difficile à trouver ? Mais le bonheur, ça se mérite, Madame.
"Plus rien ne l'attire, tout le monde le sait, j'ai tout mon temps pour la voir changer. Bientôt mon tour, bientôt mon jour, juste retour." (Revanche, les Coronados)

1 commentaire:

ChPère a dit…

C'est qu'après la lecture de tes chroniques, on crève d'envie d'écouter un extrait...
Un défi pour ton blog et pour ton potentiel technique : parvenir à mettre un morceau en ligne avec chaque chronique.
Hum, va falloir brancher la platine et la chaîne à l'ordi...

GARAGE, SWEET GARAGE

Encore des affreux garagistes...