
Non, non, je ne me suis pas mis au Tour féminin. Le vainqueur du Tour 1912 porte curieusement le même prénom que la délicieuse maman d'Arnaud Davenne, anecdote qui ne manquera pas d'animer notre prochain jeu à boire. Defraye (regardez-moi cette belle tête de pignouf...) qui abandonnera tous les Tours futurs auxquels il participera. Desgrange trouvant les Tours précédents un peu légers, décide d'entamer une série de grandes boucles à plus de 5000 kilomètres, série qui durera jusqu'au début des années trente, où l'on reviendra malheureusement à plus de raison. En 1912, année du naufrage du Titanic, la grande star c'est Eugène Christophe, qui domine tout le monde en montagne, un mois après avoir pris la décision de sa vie : se raser la moustache. Mais le classement d'alors se faisant aux points et non aux temps, creuser des écarts énormes en montagne ne servait finalement pas à grand chose. Ces salopards de Belges s'unissent alors en masse - en dépit d'équipes par marques et non par nationalités - pour faire gagner Odile, ce qui a le don de faire craquer certains Français dont Lapize qui décide de quitter le Tour sur cette phrase pleine de panache : "j'en ai plein le cul des Belges et je me tire !". Tour de toutes les contestations que ce Tour 1912 puisque Defraye se permit impunément de prendre un raccourci pour rejoindre le Galibier. Sinon, retenons que cette buse de Petit-Breton, jamais à court d'idées quand il s'agit de se faire remarquer, ne trouve rien de mieux que de s'emplafonner dans une vache à Armentières. Deux ans plus tard, en 14, c'est un cheval qu'il heurtera, et il y restera pour de bon.
1 commentaire:
Quelle relance d'activité sur ce blog.
Félicitations !
Enregistrer un commentaire